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ENTRETIEN ENTRE MARTIN ET LE PRÉSIDENT CHINOIS

Agence France-Presse
Ottawa

Le président chinois Hu Jintao et le premier ministre canadien Paul Martin ont eu vendredi matin un entretien visant à accroître la coopération économique entre les deux pays.

Le chef de l'État chinois, arrivé jeudi au Canada, première étape de sa première tournée nord-américaine, n'a fait aucune déclaration à la presse avant cette rencontre qui s'est déroulée au Parlement à Ottawa.

Les deux hommes ont évoqué, avant leur rencontre, leur souhait de forger un «partenariat» entre eux. Et M. Jintao, dont le pays est intéressé par les ressources naturelles canadiennes, en particulier le pétrole, a souligné jeudi qu'il existe «un grand potentiel pour une coopération mutuellement bénéfique» entre les deux pays dont les économies sont «complémentaires».

Le premier ministre Martin a indiqué de son côté qu'il ne se contenterait pas de parler économie avec son hôte, mais évoquerait aussi la situation des droits de l'homme en Chine. «C'est une question très importante. Il n'y a pas de marchandage entre droits de l'homme et économie. Je parlerai des deux», a-t-il déclaré jeudi.

Source : La Presse, 9 septembre 2005

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CROISSANCE DES EXPORTATIONS CANADIENNES VERS LA CHINE EN 2004

OTTAWA (PC) - Le Canada a été l'un des rares pays dont les exportations vers la Chine ont crû plus rapidement que les importations l'an dernier. En 2004, le Canada a exporté pour plus de 6,6 milliards $ de marchandises au géant asiatique, ce qui représentait un accroissement de 38,8 pour cent. Les produits chimiques organiques, les métaux et les minéraux sont nos principales exportations vers la Chine en 2004. Par ailleurs, les exportations d'énergie à destination de la Chine ont doublé l'an dernier. Les importations en provenance de la Chine ont aussi augmenté de 29,7 pour cent pour atteindre presque 24,1 milliards $.

C'est ce que révèle un rapport rendu public aujourd'hui par Statistique Canada. Le document indique que la Chine est maintenant le deuxième plus important partenaire commercial du Canada derrière les Etats-Unis.

Source : Presse Canadienne, 16 juin 2005

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ATTENTATS TERRORISTE : LE CANADA NE SERA PAS ÉPARGNÉ

Des attentats terroristes au Canada sont inévitables et les canadiens doivent s'y préparer.

C'est l'avertissement qu'à servi, hier, la vice-première ministre du pays, Anne McLellan, à l'ouverture d'un congrès sur la gestion des catastrophes présenté à Toronto.

Selon la ministre, les canadiens ne sont pas préparés psychologiquement à faire face à un éventuel attentat terroriste.

Malgré l'absence d'une menace spécifique, le Canada est le seul pays figurant sur la liste de cibles d'Al Qaïda à n'avoir pas encore été attaqué.

En mars 2004, le chef du réseau Al Qaïda, Oussama ben Laden, a rendu publique la liste des cibles privilégiées du réseau terroriste. Celle-ci incluait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Australie, le Canada et l'Italie.

Source : LCN, 12 juillet 2005

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LA NATURE DU CANADA EN FAIT UNE CIBLE DE CHOIX POUR LES TERRORISTES

La perception voulant que le Canada soit un pays accueillant pour les immigrants en fait une cible de choix pour les terroristes, d'après un ancien membre du Bureau fédéral d'enquêtes américain, Ty Fairman.

Il s'est exprimé à ce sujet hier, à Toronto, lors d'une conférence internationale sur la gestion des opérations en cas de catastrophe.

Ty Fairman, qui a interrogé plusieurs des terroristes les plus connus au monde, a indiqué que les extrémistes musulmans souhaitant s'installer en Occident voulaient le faire en Ontarion en raison de la forte concentration de musulmans dans cette province.

Soixante-et-un pour cent des quelque 750 000 musulmans que compte le Canada vivent en Ontario, et 5 pour cent d'entre eux se trouvent à Toronto, soit davantage que dans toute autre ville en Amérique du Nord, selon M. Fairman.

Les manuels de formation préparés par Al Qajida expliquent, d'après ce qu'il dit, quelle est la meilleure façon de s'infiltrer parmi les populations occidentales. L'une de leurs principales missions, est de se déplacer sans se faire repérer, de se rendre dans des endroits avec des lois sur l'immigration clémentes.

Le gouvernement du Cananda a cependant rejeté du revers de la main, jier, toute notion voulant que ses lois sur l'immigration puissent rendre le Canada attirant aux yeux des terroristes.

Alex Swann, porte-parole de la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et de Protection civile du Canada, Anne NcLellan, estime que les lois canadiennes sur l'immigration tiennent compte des mêmes questions et du même engagement envers l'ouverture et l'immigration que celles des États-Unis et de Grande-Bretagne.

Source : Réseau Canoë, 13 juillet 2005

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DEUX MILLIONS D'EMPLOIS SONT EN PÉRIL AU CANADA

LA RELÈVE N'EST PAS PLANIFIÉE DANS LES PME

Il y a urgence. Quatre entrepreneurs sur dix prendront leur retraite au cours des cinq prochaines années, 70 % au cours des dix prochaines. En l'absence de relève, qui n'est planifiée que par le tiers d'entre eux, deux millions d'emplois risquent tout simplement de disparaître d'ici à 2010.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) sonne l'alarme. Du moins, la FCEI interpelle les gouvernements, les institutions financières, mais également ses membres, qui sont peu préparés à faire face à la problématique de la relève qui se dessine à grands traits. Selon un sondage ayant reçu 4300 réponses, quatre propriétaires de PME sur dix comptent se retirer au cours des cinq prochaines années, sept sur dix au cours des dix prochaines. «Les trois quarts des chefs d'entreprise sondés ont cité leur intention de prendre la retraite comme principale raison de se retirer des affaires», a souligné la FCEI qui ajoute : «Seulement un tiers (35 %) des patrons des PME planifient leur relève. Ceux-ci le font le plus souvent de façon informelle, sans plan écrit, et sans nécessairement en faire part au successeur prévu.»

Ce faisant, «à l'échelle du pays, deux millions d'emplois risquent d'être la proie de cette situation d'ici cinq ans, voire de disparaître complètement, si aucune initiative n'est prise pour faciliter le transfert de milliers d'entreprises canadiennes à mesure que les propriétaires vieillissants préparent leur retraite», a renchéri Catherine Swift, présidente et chef de la direction de la FCEI.

Richard Fahey, vice-président pour le Québec de l'organisme patronal, a rappelé que six travailleurs canadiens sur dix oeuvraient au sein d'une PME. Et que le secteur des PME compte pour près de la moitié de l'économie canadienne. D'autres calculs vont chiffrer le poids des PME à 60 % du PIB tout en leur attribuant la moitié des salaires versés et les deux tiers des nouveaux emplois créés au pays. N'empêche, quels que soient les paramètres retenus, «l'enjeu est, certes, économique, mais également social», a souligné M. Fahey.

Planification déficiente

Outre le volet faisant ressortir les intentions des dirigeants de PME, la vaste étude de la FCEI consacre un large chapitre à la planification de la relève, qui se veut déficiente. Ici, les membres de l'organisme sont les premiers à être interpellés. «Les raisons sous-jacentes à l'absence d'un plan de relève formel sont souvent liées, d'une part, à la conviction des patrons qu'une telle démarche est prématurée et, d'autre part, à leur réticence à se pencher sur les affaires personnelles, telles que le choix d'un héritier.»

Pour leur part, les gouvernements sont invités à stimuler l'entrepreneuriat en y apportant une attention dans les programmes de formation et en étendant à la relève l'appui ou les incitations présentement consentis à la création d'entreprises. Au passage, on milite en faveur d'une hausse, de 500 000 $ à un million, de l'exonération cumulative des gains en capital. Ce doublement «ne ferait que compenser l'inflation depuis 1987, date d'entrée en vigueur de l'exonération de 500 000 $», a précisé Richard Fahey. «Le rapport indique que l'entrepreneur n'investit pas dans son REER. Qu'il réinvestit plutôt dans son entreprise et que son entreprise devient sa rente de retraite.»

Reste la contribution des institutions financières. «L'obstacle le plus souvent cité par les récents successeurs (44 %) est le financement de l'achat ou du transfert d'entreprise [...] L'évaluation de l'entreprise a été le deuxième obstacle (39 %) par ordre d'importance, après le financement du successeur», peut-on lire dans le communiqué diffusé par la FCEI.

Sur ce point, les grandes institutions ont mis sur pied des programmes consacrés spécifiquement à cette problématique de la relève. «Des capitaux, peinturés "relève", sont effectivement disponibles. La Caisse de dépôt, avec Accès-Relève, va s'intéresser à l'entreprise familiale de taille moyenne. Le Fonds de solidarité FTQ va, de son côté, viser l'entreprise moyenne manufacturière. Mais il n'y a pas que des entreprises familiales. Il n'y a pas juste le manufacturier», a illustré Richard Fahey. Pour les autres... Le vice-président retient que 60 % des PME canadiennes sont réellement de nature familiale. Et que les trois quarts des PME sont des entreprises de services.

«Seulement 29 % des successeurs se sont vu accorder un prêt aux entreprises émanant d'une institution financière ou d'une banque [...] La moitié des successeurs ont en fait investi de leurs propres avoirs dans l'achat de leur entreprise.» Bref, «ils sont très peu nombreux à avoir pu jouir d'un financement de la part de sociétés de capital-risque, de programmes parrainés par le gouvernement ou de la Banque de développement du Canada», a ajouté la FCEI.

Le risque en vaudrait pourtant le coup selon les conclusions du troisième volet de l'étude, consacré à la dimension post-succession. «Plus de la moitié des successeurs ont augmenté l'effectif total de leur entreprise depuis le transfert, et seuls 11 % ont rapporté une réduction de leur effectif. Qui plus est, la plupart (68 %) de ces entreprises ont connu une augmentation de leurs bénéfices, de leur part de marché (60 %) et du nombre de produits et services qu'elles offrent à leurs clients (67 %).»

En clair, «une transition harmonieuse peut être bénéfique. Mais encore faut-il s'y préparer», a résumé Richard Fahey.

Source : Le Devoir, 14 juin 2005

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